Ce congrès auquel sont conviées toutes les nations impérialistes avait un double objectif : trouver une solution à la crise du Congo, mais aussi définir les règles de partage du continent africain.
- Les décisions du congrès
La question du Congo sera réglée de la manière suivante :
Le grand territoire de la rive gauche est attribué à Léopold II alors que les territoires de la rive droite (Gabon, Congo Brazzaville, Oubangui Chari) reviennent aux français. Le Portugal se contente de l’enclave du Cabinda.
Le bassin du Congo et celui des autres grands fleuves africains comme le Niger sont déclarés zones libres pour le commerce international.
Pour ce qui est du partage de l’Afrique, les règles suivantes sont édictées :
L’appropriation d’un territoire, en plus d’un traité signé, doit être notifiée aux autres puissances.
Toute puissance établie sur la côte pouvait pousser ses conquêtes dans l’hinterland jusqu’à rencontrer un obstacle naturel ou une autre puissance coloniale.
- Les conséquences du congrès
Le congrès de Berlin a procédé au partage de l’Afrique et a déclenché un rush colonial sur l’Afrique qui sera presque entièrement colonisée en l’espace de vingt ans (1880-1900). Le congrès a en outre consacré la balkanisation de l’Afrique et a créé des frontières artificielles ne tenant pas compte des réalités culturelles et linguistiques des populations africaines.
Cette balkanisation a déstabilisé l’équilibre ethno-tribal et attisé les tensions qui alimentent encore beaucoup de conflits fratricides (Rwanda, RDC, Somalie, Sierra Leone, etc.).